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Concours Renvoyé Spécial - Rencontre avec Ali Al Muqri le 24/03/16
Dans le cadre du concours Renvoyé Spécial remporté par l'établissement, nous avons eu l'honneur de recevoir M. Ali Al Muqri, romancier et journaliste yéménite, dans notre établissement de Saint-Pierre Salle N1, pour intervenir sur le sujet suivant : "Journalisme et engagement : terminologies, discours et réalités des migrations. Le cas des réfugiés."

Ali Al Muqri

Ali AL-MUQRI est né à Taiz, dans le nord du Yémen, en 1966. Il a collaboré dans de nombreux journaux progressistes depuis la fin des années quatre-vingt.

A partir de 1997 il a été éditeur de Al-Hikma, l’organe de presse de l’association des écrivains yéménites.

En 2007 il a été directeur de la revue littéraire Ghaiman. Il s’est petit à petit taillé la réputation d’homme de lettres engagé pour la cause des minorités sociales et religieuses, comme en témoignent ses trois romans : l’un intitulé Goût Noir, Odeur Noire, l’autre Le Beau Juif, et le troisième La Femme Interdite (les deux derniers livres ont été publiés en France, aux éditions Liana Levi) qui a reçu le prix de littérature arabe 2015. Il est également auteur d’un essai sur l’alcool et l’islam.

Le travail d’Ali AL-MUQRI bénéficie d'une reconnaissance au niveau international : il a collaboré, parmi d’autres, avec le New York Times et l’une de ses chroniques a été traduite pour le journal français Libération. Il a souvent été accueilli dans des festivals littéraires internationaux tels que l’Internationales literaturfestival de Berlin.

Renvoyé Special, le projet : cliquer ici

  rencontre al-Muquri
  Quelques précisions :
 

Né en 1966 à Ta’izz, au Yémen, Ali al-Muqri est un romancier et journaliste yéménite. Collaborateur de journaux progressistes depuis 1985, il est également l’auteur d’un essai sur l’alcool et l’islam et s’est fait connaître avec ses deux premiers romans : Black Taste, Black Odour (2009) et Le Beau Juif (2011). Son dernier livre, Femme interdite (2015) fait déjà date et a déjà remporté un prix.

Sensibilisé à la cause des minorités sociales et religieuses, Al al-Muqri s’est acquis en deux livres une réputation d’auteur engagé. Son premier roman, Black Taste, Black Odour, qui dénonce la condition des Achdam (populations africaines arabisées au Yémen), a été sélectionné en 2009 pour le « International Prize for Arabic Fiction ». Son deuxième roman, Le Beau Juif, a été sélectionné en 2011 pour le Prix International du roman arabe. Ainsi, dans le Yémen du XVIIE siècle, il relate les amours d’un jeune juif avec une jeune musulmane, sur fond de cohabitation et d’affrontements communautaires. Dans Femme interdite, l’auteur se fait femme pour donner la parole à une jeune femme yéménite, dans un pays rigoriste où règne la charia. Entre récit cru de la vie intime des personnages et de leur éducation sexuelle, Ali al-Muqri dénonce la violence d’une société et une domination légitime des femmes. Ce dernier livre dérange les idées reçues provenant de toutes parts (autant en Orient qu’en Occident), en mettant en œuvre des traits caractéristiques du style de l’auteur : une écriture nerveuse, qui dépeint avec humour et justesse, sur un ton satirique, la société du Yémen.


Ses engagements et la forte charge sociale de ses livres, traduits notamment en anglais, en espagnol, en allemand et en français, ont valu à Ali al-Muqri de faire l’objet de plusieurs fatwas et de recevoir des menaces de mort. Face à ces menaces, la position de l’auteur confirme ses engagements. Ainsi, lors d’un entretien après l’attaque du poète et journaliste yéménite Nabil Subay (touché aux deux jambes), alors qu’il est demandé à Ali al-Muqri ce que les intellectuels peuvent faire au Yémen face à ces situations, il répond : « J’aimerais distinguer les intellectuels des écrivains.

Vous pouvez inclure un grand nombre de personnes comme appartenant à l’intelligentsia, même des membres de l’armée, des régimes politiques ou des meurtriers. En tant qu’écrivains, il n’y a rien qu’ils puissent faire quant à la terrible situation du Yémen. Ils sont nés sous les bombes et les tirs de mortier, comme tout le monde, avec les mêmes pénuries en ressources de premières nécessités comme l’eau, la nourriture et l’électricité. Vous ne pouvez en attendre davantage d’eux que de résister face à la mort et de rester dans le pays, en dépit de l’adversité ».

Cette résistance politique est au cœur de son engagement littéraire : « Le plus grand des défis est d’écrire librement. Et c’est aussi l’étalon de mesure de votre succès, même si personne d’autre ne vous le reconnaît ».

  Témoignage d'une élève :
 

Ali Al-Muqri, un journaliste yéménite est venu au lycée dans le cadre du concours intitulé « Renvoyé spécial ». Nous avons travaillé sur la problématique du journalisme et de l’engagement. Il nous a fait partager son parcours ainsi que sa vie, l’histoire de son pays et de sa famille ainsi que son impression des divers pays qu’il a rencontrés.


Il a publié de nombreux livres et poèmes qui ont provoqué de multiples « fatwa » (condamnation à mort) à son encontre, dues à son point de vue non conventionnel pour le régime en place. Il a dû quitter son pays afin de sauver sa vie pour se rendre en Égypte, puis en Angleterre pour finalement arriver à Paris, où il vit maintenant, loin de sa famille.


Lorsqu’il est arrivé en France, il s’est cru au paradis décrit dans le Coran avec ses paysages magnifiques et variés, des rivières d’alcool et de belles femmes.
De par la radicalisation, les femmes ne peuvent plus porter les tenues traditionnelles et sont obligées de porter le niqab et la burqa. Malgré cette interdiction, certaines femmes se révoltent en continuant à porter leurs costumes traditionnels.

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Ce témoignage a été intéressant de par son expérience et l’évolution de son pays au cours des années. Il nous a fait partager ses émotions afin de nous faire réaliser la dureté de la vie au Yémen.

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